appel à écriture d’un guide du courriel sans pub

Que voudriez-vous voir dans un guide du courriel sans pub ?

Voici un plan à critiquer, commenter, modifier et détailler.

I. Choisir un hébergeur sans pub

a. Le choix d’une adresse qui ne fait de pub à un service commercial

b. Le choix d’un hébergeur qui ne collecte pas de données sur vous à des fins de ciblage

c. Le choix d’un hébergeur sans pollution visuelle

II. Se protéger au quotidien

a. Ne pas donner son adresse quand on s’inscrit à un service qui revend les données de ses utilisateurs.
b. Se protéger du spam

III. Propager la protection ?
Participer à la propagation de ce guide en demandant une redirection de vos courriels en votrenom@antipub.email

Le publiphobe n°145 est sortie !

Sommaire

I. Extrême droite et publicité : kif-kif ! (Sur le triomphe électoral d’un groupuscule le 25 mai 2014)

II. Écran publicitaire vandalisé dans un train régional suisse (16 avril 2014)

III. Bilan de la journée nationale interassociative d’action contre les écrans publicitaires numériques (26 avril 2014)

IV. Dépose de la bâche publicitaire géante de la place des Vosges (Paris, 7 mai 2014)

V. Bâches publicitaires sur les monuments historiques : les associations écrivent à la ministre de la Culture (mai 2014)

VI. Collectif des déboulonneurs : la police préfère la chantilly à la peinture

VII. Dénoncez les capteurs d’audience et de fréquentation auprès de la CNIL (campagne de lettres)

VIII. Langue de téléspectateur

Le Publiphobe n° 145

Edward Bernays inspirateur de Goebbels

La propagande du XXe siècle n’est pas née en Allemagne Nazie mais des élites Américaine qui nourrissaient une pensée profondément anti-démocratique.

Edward Bernays, un des principaux fondateurs du projet politique de l’industrie publicitaire nous l’explique:

“Goebbels, me dit Weigand, se servait de mon livre [...] pour élaborer sa destructive campagne contre les juifs d’Allemagne. J’en fus scandalisé. [...] A l’évidence les attaques contre les juifs d’Allemagne n’étaient en rien un emballement émotif des Nazis, mais s’inscrivaient dans le cadre d’une campagne délibérée et planifiée.” Bernays (1965) p. 652, cité par J. Stauber et S. Rampton

Le livre de Edward Bernays “Crystalizing Public Opinion” ornait donc la bibliothèque de Goebbels.

Encore plus accablant, Jacques Séguéla admet finalement que les publicitaires étaient des petits Goebbels mais il nous rassure très vite en expliquant qu’aujourd’hui le consommateur est devenu le maître du jeu… Bien sur… Le discours new management est passé par là entre temps !

http://youtu.be/O2UUensWf4k?t=1m38s

La nuit des publivores ? tribune d’un antipub de Crest.

Carnivore – énergivore – insectivore , omnivore …d’accord, vous connaissez !

Mais “apivore” ?  ( qui se nourrit d’abeilles ) -” budgétivore” ? ( qui dévore le budget de l’Etat )

22 février au cinéma de CREST  , le publivore

Encore un qui doit  dévorer , avaler   quelque chose , mais quoi ?

Essayons d’abord d’écouter ceux qui chérissent ce…. ( j’allais écrire ” citoyen” )  ce client !

Paroles de publicitaire  : Je suis payé pour faire acquérir par des gens intelligents des réflexes idiots ! …Ca démarre fort : le publivore , pas bête du tout , succomberait souvent à des gestes inconsidérés  : acheter par exemple le dernier  truc X à la mode ** , alors qu’on en a déjà 3 à la maison !

Notre image est mauvaise , heureusement on ne nous connait pas assez pour qu’elle soir exécrable  ( JM Steiff )

le client , c’est l’ennemi! pour le fidéliser il faut le désarmer , le faire prisonnier , garder l’initiative (  G Chetochine)

Autrement dit  : ne  prenons pas les consommateurs pour des abrutis , sans oublier pour autant qu’ils le sont !

Ensuite penchons nous sur le degré d’engagement  de “ce temps de cerveau cocalisé” ( dixit TF1)

Le but de la PUB n’est pas de l’engager à l’action , mais de l’inciter à mettre la main au porte monnaie et de toujours pousser à la consommation ( on retombe sur le con-sot-mateur … et pour mater le 22 février , ça va mater fort  ……Question quand même : entre deux films de pollution mentale , les publivores auront-ils une coupure de pub qui leur permettra d’aller p…….. ? …Maintenant si trop de pub finit pas les faire ch……. , nous applaudirons …… )

Enfin mettons les pieds dans le plat pour affirmer que

-la pub est fondamentalement liée à la production de masse et à son corollaire l’impérieuse necessité d’écouler les surplus ( après le fric craqué aux fêtes de fin d’année , vivent les soldes  pour vous assécher jusqu’à votre dernier centime !)  La valeur d’usage reste secondaire et subordonnée à la création de profits !

-la pub est une vitrine où les marchandises en spectacle nous cachent des coulisses industrielles où des gamins travaillent 12 h par jour dans quelques obscurs ateliers d’Asie , pour une bouchée de pain. ( et il y a des cyniques qui tolèrent ou vantent ce moindre mal  ? )

les publicitaires veulent des moutons …à tondre et qu’on laissera crever quand il n’y a plus rien à en tirer . ils ne sont que des marchands de sable qui ne travaillent qu’à la progression du désert !

l’intrusion de la PUB dans nos écoles publiques,  c’est préparer les élèves à devenir des employés compétitifs et des consommateurs pas trop rationnels .

Ce que demande la Démocratie , c’est un débat public vigoureux , pas de la com’,  ni propagande,  ni manipulation …débat pour nous poser les bonnes questions  et rechercher des informations pertinentes . Deux  exigences bien loin de pas mal d’élus ( parfois anciens pubards comme Raffarin )  pour qui la communication publicitaire est devenue pour beaucoup d’entre eux  la solution à tous les problèmes de la société : tout se réglera à coups de com’ , moyen de gérer les conflits sociaux, de manager l’opinion publique .  Gouverner c’est paraitre !

Alors,  nous retrouver à CREST ce 22 Fév  avec une telle manifestation orchestrée par certains élus et une association humanitaire , nous laisse rêveur sur le contenu de leur  assiette idéologique : passer 4 h à bouffer de la ” M……visuelle”   ; bon appétit !

Lors d’une assemblée de multinationales , un grand patron osa dire “Notre système (capitaliste) anticipe sur tout , s’adapte à tout, maitrise tout et finalement ne craint personne .  Sauf  ceux qui s’attaquent à nos marques et à nos publicités ! ”

Grand merci à lui de nous montrer du doigt  le talon d’Achille de ce système mortifère !

La nuit des Publivores ?

le publivore nuit grandement à sa santé !

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Bonne nouvelle année !!!

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L’antipub pour tous avec les reposeurs !

Dénoncez les panneaux publicitaires illégaux près de chez vous !

René Macaire continue d’étinceler vingt ans après sa mort (10 octobre 1993-10 octobre 2013)

Extrait de le Publiphobe 141(10-13)2738447759r_large

Au fond d’une tombe de Crépy-en-Valois gît depuis vingt ans (13 octobre 1993) un être lumineux, René Macaire (né en 1916), dont l’oeuvre et le message n’ont cessé de rayonner depuis sa mort, et d’irriguer maint mouvement non-violent, à commencer par les Réseaux Espérance, dont il reste l’inspirateur, mais aussi, pour ce qui touche à l’antipublicité, Résistance à l’agression publicitaire (V. XIII), dont il fut l’initiateur, aux côtés de François Brune et d’Yvan Gradis. Ce philosophe au rire d’enfant, qui plutôt que la militance prônait la « mutance » (croissance en intériorité du plus grand nombre en vue d’une efficacité dans l’action sociale et politique – en d’autres termes, se changer soi-même en même temps que le monde), aurait sans doute apprécié diversement, ces vingt dernières années, les multiples facettes du mouvement antipublicitaire qu’il appelait de ses voeux.
Extraits de ses lettres au rédacteur du Publiphobe (1991-1993) : « Parmi les “actions culturelles de grande ampleur à la Gandhi” qu’à mon sens nous devons faire, il y a le boycott de produits vantés par des publicités dégradantes. […] Nous sommes en état de guerre, nous sommes envahis, nous devons mener une guerre de libération. […] Il faut que nous tous qui allons nous lancer dans cette aventure sachions que cela va être un combat difficile et qui aura ses victimes. Ici ce n’est pas aux effets ou aux apparences du mal que nous nous attaquons mais au mal en son noyau et là la guerre est implacable. […] Bien que je devienne vieux, je garde des pulsions et des illusions de jeune. Je dis illusions car je suis obligé de voir en face ceci : très peu de personnes sont prêtes à boycotter l’inacceptable ! Au fond cela me fait peine et me révolte même. Voilà, tous ces écrivains, ces chercheurs, ces penseurs, ces militants d’une société juste, ces militants contre le chômage, ces partisans du revenu d’existence, ces amoureux de la non-violence active, ces chrétiens du “plein évangile”, ces humanistes à la Jean-Jacques Rousseau, bref tous ces amis sinon de la révolution, du moins de l’évolution, sont pratiquement inconscients que les consciences auxquelles ils s’adressent sont quotidiennement desséchées, conditionnées, anesthésiées, par des médias régressifs aux mains des seules puissances d’argent et de prestige. Quel scandale, quel aveuglement ! Les militants de tout bord, y compris ce qui reste du clergé souvent, ont perdu la tripe populaire. Ils ne voient pas qu’on tue le peuple ! Tous les jours, minute après minute. Nous sommes loin de la mutance ! »

Témoignage d’une opération publicitaire à l’UVSQ en février 2008

Site de l’UFR des Sciences Humaines et Sociales:

Des jeunes femmes à l’accoutrement de pom pom girls, en jupes courtes, toutes vêtues de bleu foncé, sont venues à l’université pour faire la promotion d’une boisson dite « énergisante ». Elles ont traversé le hall Vauban et remettaient à chacun-e une canette qu’elles prenaient soin d’ouvrir, si bien qu’il fallait la boire dans l’immédiat.

Je me suis précipitée à l’accueil pour prévenir les agents d’accueil et de sécurité. Les agents de la sécurité avaient tous une canette à la main. Je leur ai parlé. Leur ai dit que c’était  interdit. Que c’était de la pub, à l’université. Ils ne voyaient pas le problème, tout sourire, doublement contents: d’avoir eu une canette gratuite, de la part d’une belle femme.

Je me suis rendue à l’étage de l’administration. Etant investie dans la vie associative de l’université, je connaissais bien le personnel. J’ai frappé à la porte d’une responsable administrative de l’UFR (je ne me souviens plus du titre exacte). Elle a vu rouge à mon récit d’une opération publicitaire à la fac. Elle a aussitôt pris son téléphone pour appeler l’accueil et leur dire d’intervenir. Je comprends que les agents d’accueil lui disent ne pas être au courant.

Elle est descendue avec moi à l’accueil. Les agents n’étaient pas très à l’aise. Plus aucun n’avait de canette en main. Ils ont baragouiné qu’ils n’avaient pas vu mais qu’ils allaient voir. Elle leur a demandé d’être vigilant et d’intervenir si cela se reproduisait.

Les jeunes femmes de l’opération publicitaire n’étaient plus là. J’ai montré à cette responsable administrative les étudiant-e-s dans le hall tenant tou-te-s cette même canette ouverte.

Elle m’a dit que j’avais bien fait de la prévenir. Elle avait vraiment été à l’écoute et pris la chose au sérieux

Site de l’UFR de Sciences Juridique et Politique:

J’ai pris connaissance qu’une action similaire avait eu lieu à l’UFR SJP.

J’en discute alors avec un de mes professeurs qui avait des responsabilités dans cet UFR. Il me répond qu’il ne voyait pas le problème, qu’il avait vu les jeunes femmes distribuer les canettes et qu’il trouvait ça sympa.

Je lui rappelle que c’est une opération publicitaire d’une entreprise dans l’enceinte de l’université et que c’est interdit. Là, il prend conscience.

J’avais écris un article dans l’ESQIV, un journal étudiant, pour dénoncer cette intrusion mercantile illégale dans l’université et alerter sur les risques sanitaires de cette nouvelle boisson distribuée. Je n’avais pas voulu dénoncer l’absence de réaction du personnel et des enseignants car j’avais eu l’occasion de le faire de vive voix. Je ne pensais pas les attaques personnelles utiles et constructives. Et les personnes qui dans un premier temps avaient apprécié cette distribution gratuite par des femmes habillées court, m’apparaissaient plutôt comme les victimes d’une stratégie.

ÉliseAyrault

Lois contre la discrimination sexuelle dans la pub